Le patrimoine archéologique universitaire

À la fin du XIXe s., après la création de la chaire d’archéologie en Sorbonne en 1876, les premiers professeurs ont œuvré à la création d’un instrumentum archéologique (ou Lehrapparat selon le modèle allemand) composé d’une collection de moulages et d’antiquités destinées à l’enseignement.

À la fin du XIXe s., après la création de la chaire d’archéologie en Sorbonne en 1876, les premiers professeurs ont œuvré à la création d’un instrumentum archéologique (ou Lehrapparat selon le modèle allemand) composé d’une collection de moulages et d’antiquités destinées à l’enseignement.

Fig. 1 – Cruche à anse, panse arrondie et haut col [33]. Bronze ancien (3500-2000)

Suscitant les dons de particuliers comme de l’État grec, obtenant le dépôt d’objets du musée du Louvre, M. Collignon et G. Fougères constituent rapidement une collection appréciable d’antiquités grecques, qui permettait à la Sorbonne de soutenir la confrontation avec les grandes collections universitaires allemandes.

Fig. 2 – Figurine plate [204], Béotie, 2e moitié du VIe s. av. J.-C.

L’exiguïté des espaces en Sorbonne cède bientôt la place aux salles du nouvel Institut d’art et d’archéologie, construit entre 1927 et 1931, pour accueillir le Département d’archéologie et d’Histoire de l’art de l’Université de Paris. Peu à peu, d’autres collections archéologiques sont constituées dans le cadre des activités pédagogiques et de recherche des enseignants : tessonnier du Proche-Orient, empreintes de cylindres-sceaux proche-orientaux, collection de pierres taillées, etc.

Fig. 3 – Canthare géométrique thessalien [72]

Le programme d’inventaire, de restauration, de valorisation et de recherche sur le patrimoine archéologique de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne vise à renouer avec cette vocation pédagogique et scientifique des collections archéologiques de référence, tout en affirmant leur caractère patrimonial.

Fig. 4 – Statuette féminine aux bras levés [310]. Italie du Sud, IIIe-IIe s. av. J.-C

Plus spécifiquement, dans le cadre d’une implication du laboratoire dans l’alliance européenne UNA Europa, dont le patrimoine culturel est l’un des thèmes centraux, nous nous attacherons au patrimoine archéologique universitaire. L’UMR Trajectoires coordonne le projet PHOENIX – Parallel Heritage Of European uNIversities.

Fig. 5 – Neurdein, Salle d’archéologie, avant 1909 (Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne)

Sites web du programme : http://agias.huma-num.fr et http://patrimoine.pantheonsorbonne.fr

Voir aussi dans «Projets en cours»

ANR ARABIANCAIRNS. Une approche intégrée des tombes monumentales protohistoriques dans la péninsule arabique Financé par l’Agence Nationale de la recherche (2022-2026), le projet ARABIANCAIRNS vise à analyser le phénomène mégalithique à large échelle des tombes à cairn, emblématiques de l’Arabie protohistorique (c. 5500-300 avant notre ère). Contribution à la monographie de la Nécropole de Varna Trois volumes bilingues (allemand, anglais) dédiés à la nécropole de Varna, Das Varna Gräberfeld, paraîtront aux éditions Philipp von Zabern, dans la collection du DAI Eurasien Series, sous la direction de V. Slavčev. J’y suis en charge du mobilier lithique, que j’ai intégralement repris après le récent récolement des inventaires funéraires. L’approche pluridisciplinaire croisera les données technologiques et typologiques des pièces lithiques, en lien avec les approvisionnements en matières premières et les types de production, ainsi que l’analyse fonctionnelle réalisée par M. Gurova. L. Manolakakis in V. Slavčev, Dir. (2020, à paraître) Industries lithiques chalcolithiques de Sultana Mes recherches portent sur les industries lithiques des sites chalcolithiques de Sultana, à la faveur des nouvelles fouilles menées par C. Lăzăr, comprenant la formation d’un étudiant roumain à la technologie lithique. Autour du grand tell daté du Gumelnița et fouillé en 1924 (Andrieșescu 1924), se trouvent des sites plats et des cimetières couvrant l’ensemble du Chalcolithique : Boian pour l’étape ancienne et Gumelnița pour l’étape récente. Les sites sont installés dans la grande plaine loessique roumaine, sur la rive droite du Moștistea, affluent du Danube, et aujourd’hui au bord du lac artificiel de Moștistea.